DES DONATEURS DU SIDACTION AU LABORATOIRE DE HAUTE SECURITE BIOLOGIQUE DE STRASBOURG

05 décembre 2016

Une vingtaine de donateurs réguliers du Sidaction ont passé la matinée du 3 décembre 2016 avec les scientifiques du groupe de recherche "Contrôle de la réplication du VIH par les anticorps" mené par Christiane Moog, directrice de recherche dans le laboratoire Inserm 1109 à Strasbourg. Son équipe participe à de nombreux essais vaccinaux contre le VIH (virus de l'immunodéficience humaine) conduits en France et en Europe.

Sylvie Schmidt ingénieure expliqe comment les cellules infectées sont cultivées et l'observation au micrscope

Le laboratoire est spécialisé dans la recherche sur les anticorps (facteurs solubles) qui se développent lors d'une infection pour détruire "l'intrus". Ils pourraient être destinés à la vaccination contre le virus du sida. Depuis plus de 20 ans de nombreuses pistes de recherche dans ce domaine ont été explorées, aboutissant à l’accumulation de précieuses connaissances sur le virus, ses mécanismes d'infection et son mode de fonctionnement, notamment sa grande variabilité et adaptabilité.

Actuellement, Camille Ducloy, doctorante dont les travaux de recherche bénéficient d'un financement du Sidaction, s'intéresse de très près à ce qui se déroule lors de l’infection par le VIH au niveau des cellules des muqueuses génitales, en particulier chez les femmes car elles sont de plus en plus touchées par la maladie. Parmi la panoplie des cellules naturellement activées lors de l'entrée du virus dans l’organisme, la jeune chercheuse a détecté l'infection de cellules spécifiques du système immunitaire, les cellules dendritiques, qui seraient les premières cibles du VIH dans les muqueuses. Mieux cerner ce qui se passe localement dans ces muqueuses est l’objectif de la jeune chercheuse, avec un but ultime : pouvoir protéger contre la transmission du VIH par voie sexuelle.

En parallèle, Matteo Negroni, directeur de recherche CNRS à l'Institut de biologie moléculaire et cellulaire de Strasbourg, conduit un projet - également soutenu par le Sidacton -  à l’échelle moléculaire qui vise à piéger le VIH au niveau de sa propre structure malgré les multiples  visages (mutations)  qu'il présente.

Pour toutes les expériences engagées dans l'équipe de Christiane Moog, il est nécessaire de manipuler le virus, si possible d’origine primaire, c'est-à-dire venant directement d'échantillons de personnes atteintes. Ce qui implique de travailler dans un milieu sécurisé dénommé laboratoire L3, qui est confiné, pressurisé avec des normes drastiques de protection. Un univers exceptionnel que les personnes "donateurs" du Sidaction ont pu découvrir. Elles ont également pu apprécier l'activité de recherche sur le sida engagée à Strasbourg à la hauteur des enjeux de santé dans ce domaine.
Les discussions avec les scientifiques qui ont suivi ont bien montré l'intérêt réciproque de telles rencontres.

 

 

Camille Ducloy effectue une expérience sous la hotte à flux laminaire

Thomas Decoville ingénieur expert de la cytomètrie de flux


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